Renforcer sécurité cloud

Votre entreprise est-elle vraiment protégée contre une fuite de données ou un compte compromis ? Avec le télétravail et Microsoft 365, les usages explosent, et par conséquent les risques aussi.

Selon le DBIR 2024 de Verizon, 68% des violations impliquent un facteur humain. Autrement dit, une erreur de partage, un lien public ou un droit mal attribué peut suffire à exposer des données sensibles. Dans ce même rapport, Verizon indique avoir analysé 30 458 incidents et 10 626 violations confirmées : un rappel que le risque n’est pas théorique.

Donc, la sécurité du cloud ne se résume pas à “activer un paramètre”. Elle se construit dans la durée, avec une gouvernance claire, des identités solides et des pratiques simples, appliquées au quotidien. Dans cet article, vous allez prioriser des actions concrètes, sans ralentir la collaboration.

Autre point clé : l’attaque passe souvent par l’identité. Microsoft indique plus de 600 millions d’attaques d’identité par jour, dont plus de 99% basées sur des mots de passe, et environ 7 000 attaques par seconde bloquées.

 

Mettre en place une gouvernance de la sécurité cloud

Gouvernance cloud : cadrer responsabilités et règles

D’abord, clarifiez la responsabilité partagée entre votre entreprise et le fournisseur cloud. Certains contrôles sont gérés par le fournisseur, mais beaucoup restent à votre charge, notamment la configuration et les accès. Dans la foulée, définissez qui valide les environnements, les droits, et les exceptions. Sans arbitre, les écarts s’installent.

Ensuite, formalisez des règles simples de création : nommage, tagging, propriétaire obligatoire, et documentation minimale. Cela facilite l’inventaire, la traçabilité, et le pilotage budgétaire.

En complément, imposez des standards de configuration pour les services critiques. Par exemple, évitez les stockages publics par défaut, limitez l’exposition Internet, et verrouillez ce qui peut l’être.

Au fil du temps, planifiez des revues régulières des configurations et des accès. Le cloud évolue vite, et les réglages d’hier ne suffisent pas toujours aujourd’hui.

Sécurité cloud et identités : IAM, MFA, SSO, moindre privilège

Avant tout, activez la MFA pour tous les utilisateurs, et en priorité pour les administrateurs. L’identité reste un point d’entrée fréquent des attaques, donc chaque barrière compte. Ensuite, centralisez l’accès via SSO afin de réduire les mots de passe dispersés et les connexions non maîtrisées.

Par ailleurs, appliquez le moindre privilège à chaque rôle, puis retirez les droits inutiles. Ce nettoyage est souvent l’action la plus rentable, car il réduit la surface d’attaque immédiatement. De même, limitez les comptes administrateurs permanents et privilégiez des droits temporaires, accordés uniquement quand c’est nécessaire.

Côté organisation, segmentez vos environnements. Production et tests ne doivent pas partager les mêmes privilèges, ni les mêmes logiques de sécurité. Enfin, surveillez les connexions anormales et automatisez les blocages. Une compromission peut se jouer en quelques minutes.

Conformité et pilotage : RGPD, NIS2, audits et preuves

Pour commencer, classez vos données selon leur sensibilité, notamment RH, clients et finance. Sans classification, tout se mélange, et les règles deviennent floues. Associez chaque catégorie à des règles d’accès, de conservation et de partage. Ainsi, la conformité devient un système, pas une intention.

Par ailleurs, alignez ces règles avec le RGPD et vos obligations internes, puis préparez les éléments de preuve. On vous demandera tôt ou tard des journaux, des politiques et des traces de contrôle, donc mieux vaut les structurer en amont. En parallèle, conservez les comptes rendus, les revues d’accès, et les décisions d’exception. C’est ce qui rend une démarche crédible lors d’un audit.

Pour piloter dans la durée, mettez en place des indicateurs simples, suivis dans le temps.

Par exemple : nombre de comptes à privilèges, partages externes actifs, liens publics détectés, ou MFA non activée. Avec ces repères, vous pilotez au lieu de subir. Et au-delà de la conformité, l’impact financier est réel : IBM estime le coût moyen mondial d’une violation à 4,88 M$ en 2024. 

Protéger les données au quotidien avec des bonnes pratiques sécurité cloud

 

Sécurité cloud Microsoft 365 : maîtriser le partage et la collaboration

En priorité, encadrez le partage sur OneDrive, SharePoint et Teams, car c’est un point de fuite de données fréquent. La collaboration va vite, donc les réglages doivent être clairs et stables. Ensuite, limitez les liens publics, puis privilégiez les liens expirants et nominatifs. Cela réduit les partages “oubliés” qui restent accessibles pendant des mois.

Par ailleurs, imposez des règles claires pour l’externe, notamment partenaires, candidats et prestataires. En pratique, créez des espaces dédiés, avec permissions minimales et durée limitée, plutôt que de “bricoler” au cas par cas. Quand c’est possible, bloquez la modification quand elle n’est pas nécessaire, surtout pour les documents RH, car ce sont souvent des données sensibles et très exposées.

Au final, standardisez des modèles d’équipes Teams. Cela évite que chaque création parte de zéro, avec des paramètres différents et des droits trop larges par défaut.

Protection des données : DLP, classification et chiffrement dans le cloud

Commencez par adopter une classification simple. Trop de niveaux découragent, et les équipes finissent par ignorer la règle. Associez chaque niveau à des comportements attendus : partage interne autorisé, externe interdit, accès restreint, ou diffusion contrôlée. Ainsi, la consigne devient compréhensible et donc mieux appliquée.

Puis, activez des règles DLP pour détecter et bloquer les données sensibles. Par exemple, contrôlez IBAN, numéros d’identité, données de paie ou informations RH, car ce sont des contenus à risque élevé.

En complément, chiffrez les informations critiques et gérez les clés selon vos exigences, surtout si vous avez des contraintes réglementaires ou sectorielles. Enfin, limitez les téléchargements sur postes non gérés. Le terminal reste souvent le maillon faible, même quand le cloud est bien configuré.

Résilience sécurité du cloud : sauvegardes, PRA et réponse aux incidents

Côté résilience, définissez une stratégie de sauvegarde claire, puis testez la restauration chaque mois. Une sauvegarde non testée est une promesse fragile, surtout en situation de crise.

Dans la même logique, protégez vos sauvegardes, car elles sont une cible privilégiée des rançongiciels. Il faut donc limiter les accès et isoler ce qui doit l’être. Dans le DBIR 2024, ransomware et extorsion représentent environ 32% des violations. C’est devenu un scénario standard, pas une exception.

Par ailleurs, formalisez un PRA avec des scénarios réalistes, comme compte compromis, fuite de données ou ransomware. Ensuite, répartissez les responsabilités pour éviter l’improvisation : qui décide, qui restaure, qui communique, et sous quel délai. De plus, préparez une procédure d’alerte et de communication, y compris côté RH, car les incidents touchent aussi les équipes et les process internes.

Pour finir, organisez des exercices courts et réguliers. La répétition améliore la réaction, et elle révèle souvent des angles morts qu’un document ne montre pas.

 

Mandarine Academy, renforcer la sécurité cloud par la formation

Mandarine Academy, partenaire de la sécurité cloud en entreprise

Mettre en place une sécurité du cloud efficace demande méthode, pédagogie et continuité. C’est pourquoi Mandarine Academy accompagne les organisations qui veulent sécuriser leurs usages sans freiner la productivité.


Grâce à une approche orientée terrain, la sécurité cloud devient compréhensible, concrète et applicable par tous. 

 

Des formations e-learning pour ancrer les bonnes pratiques sécurité cloud

Les contenus de Mandarine Academy sont conçus pour favoriser l’adoption rapide des bons réflexes. Les modules sont courts, les formats variés, et les situations proches du quotidien, ce qui facilite la mémorisation et l’application immédiate.

De plus, l’accès en e-learning permet de former à grande échelle, sans perturber l’activité. Enfin, l’apprentissage s’inscrit dans la durée, car les rappels réguliers limitent l’oubli et les rechutes. Pour relier directement formation et bonnes pratiques sécurité cloud, plusieurs ressources sont particulièrement pertinentes.

  1. Cybersécurité : protéger ses données et sécuriser ses outils numériques
    Ce module apporte un socle clair sur les menaces actuelles et les bons réflexes à adopter au quotidien. Les apprenants comprennent comment protéger leurs comptes, éviter les pièges les plus fréquents et sécuriser leurs usages numériques, notamment en mobilité. Ainsi, les comportements deviennent plus sûrs, sans complexifier le travail.

  2. Le cloud est moins sûr que mon ordinateur personnel ?

    Cette ressource déconstruit une idée reçue très répandue. Elle explique pourquoi un cloud bien configuré peut offrir une protection plus robuste qu’un poste isolé, surtout en cas de perte, de vol ou de malware. Ainsi, les collaborateurs comprennent mieux les enjeux et adoptent des usages plus responsables.

  3. Connaître les enjeux de la sécurité des données
    Ce module relie la protection des fichiers aux contextes concrets de l’entreprise : partage, collaboration, mobilité et confidentialité. Les participants identifient ce qu’est une donnée sensible, comment limiter les risques de fuite et quels gestes appliquer dans Microsoft 365. Ainsi, la sécurité devient plus tangible et plus facile à intégrer dans les pratiques quotidiennes.

 

Bénéfices concrets : sécuriser le cloud sans bloquer l’activité

Former avec Mandarine Academy, c’est transformer des consignes de sécurité en habitudes quotidiennes. Au fil des modules, les équipes apprennent à mieux gérer leurs accès, leurs partages et leurs données sensibles.


Par conséquent, les erreurs humaines diminuent, et les incidents liés au cloud reculent. En somme, vous passez d’une sécurité “sur le papier” à une sécurité du cloud réellement vécue.

 

La sécurité cloud, un choix stratégique incontournable

 

En résumé, la sécurité cloud en entreprise n’est plus une option, mais un enjeu stratégique de continuité et de confiance. En structurant gouvernance, IAM, MFA et protection des données, vous réduisez les risques sans freiner la collaboration.

Cependant, la technologie seule ne suffit pas, car l’humain reste déterminant. Ainsi, la formation e-learning ancre les bonnes pratiques et limite durablement les erreurs.

Grâce à son expertise cybersécurité et à my.mandarine.academy, Mandarine Academy accompagne les entreprises pour renforcer la sécurité du cloud.

 

FAQ - Sécurité du cloud : quelles bonnes pratiques mettre en place en entreprise ?

Quelles sont les meilleures bonnes pratiques de sécurité du cloud en entreprise ?

Priorisez gouvernance, IAM, MFA, moindre privilège, contrôle du partage, DLP, sauvegardes et exercices PRA. Ensuite, mesurez et améliorez.

Parce que l’identité est souvent le point d’entrée des attaques. Donc, MFA et privilèges limités réduisent fortement l’usurpation.

Encadrez OneDrive, SharePoint et Teams avec liens expirants, accès externes contrôlés et droits minimaux. Puis, formez aux réflexes.

La DLP détecte et bloque des partages ou envois risqués. Ainsi, elle réduit les fuites accidentelles de données sensibles.

 

Elle transforme les règles en habitudes concrètes, grâce à la répétition et aux mises en situation. Donc, les erreurs diminuent durablement.

 

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